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Le billet de Sofia – La rue de la Paix remplacée par Coca-Cola
publié le 17 décembre 2016



A l’ère du raz de marée numérique, il reste le jeu de société familial incontournable : le Monopoly.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes : plus d’1 milliard de personnes ont déjà joué à ce jeu à travers le monde, 275 millions d’exemplaires vendus, 111 pays qui possèdent la licence. Il n’est pas faux de dire que l’un des plus vieux jeux de société du monde a réussi sa mondialisation.

Avec le lancement de sa version « Monopoly Empire » fin 2013, la société Hasbro a une fois de plus montrer sa capacité à se remettre en question pour mieux se décliner et donc se renouveler.

Avec cette version, ce ne sont plus des rues que l’on achète mais des multinationales. Les incontournables du jeu, tels que les pions et les cartes « Caisse de communauté », « Chance », ont changé de visage et de noms pour s’inscrire dans une tendance « corporate ».

L’innovation va encore bien au-delà. Avec cette variante, le Monopoly évolue pour casser cette idée qu’il s’agit d’un jeu long et interminable. Une partie de Monopoly Empire dure moins d’une heure.
La marque a donc su révolutionner ses fondements. Le monde a évolué, les consommateurs ont changé, le Monopoly s’est adapté.

LE MONOPOLY EMPIRE, UN SCANDALE ?

Lors de son lancement, il y a un peu plus d’un an, nous pouvions lire des titres comme « le Monopoly a-t-il-vendu son âme sur l’autel de la Mondialisation ? » ou encore « Monopoly se vautre dans le grand capital ».

NON, le Monopoly a juste évolué pour être en phase avec le monde actuel.
D’ailleurs le Monopoly classique existe toujours pour ceux qui préfèrent l’ancienne version et qui se sentent rassurés par le fait de ne pas s’associer à la méchante mondialisation, mère de tous les maux de notre planète, en jouant au Monopoly Empire.

Et puis, soyons honnêtes ! Le Monopoly a toujours été un jeu fondé sur la volonté de s’enrichir. L’objectif est toujours d’ailleurs de se constituer un patrimoine, de le protéger et de le développer. Seuls les éléments qui constituent ce patrimoine ont évolué.

Et c’est ce qui fait que la marque MONOPOLY a su traverser les époques depuis au moins 80 ans.
Comme une conclusion, dans « Le succès mondial du Monopoly », Marie-Françoise Fleury et Hervé Théry, respectivement professeur et chercheur au CNRS, écrivaient, déjà en 2005, que le Monopoly est un excellent indicateur des mutations du monde et des zones d’influence des principales puissances économiques.

L’INNOVATION, LE COEUR DU SUJET

La marque Monopoly avec toutes ses déclinaisons, doit son succès à la capacité d’innover de son éditeur HASBRO qui a racheté le jeu en 1994.
Tous les voyants restent au vert et le succès de cette version ne s’est pas démenti. Il se vend en France chaque année plus de 500 000 exemplaires des différentes versions proposées.

La capacite d’adaptation, la capacité d’innovation, la capacité d’observer les phénomènes de société et d’en tirer profit.

Hasbro nous donne une sacrée leçon pour nous faire comprendre qu’il est nécessaire d’évoluer en permanence (111 versions) et de se réinventer tout le temps.

Oui les grandes marques font plus rêver que la rue de la Paix ou l’avenue des Champs Elysées même pour un résident français qui ne baigne pas dans l’international.

Oui un pays semble bien étroit comme terrain de jeu quand un outil comme Internet permet d’être connecté partout dans le monde avec une multitude d’individus.

Oui nous sommes dans un monde rapide qui évolue à chaque instant et il était nécessaire de raccourcir la durée des parties pour continuer d’exister.

On appelle cela savoir innover, comprendre comment évolue le monde, et s’adapter.

Ne sommes-nous pas à un moment de l’histoire humaine où chaque métier, chaque secteur d’activité, doit se réinventer ?
Ne sommes-nous pas à un moment de l’histoire humaine où, à titre personnel, nous sommes obligés de remettre en question toutes nos habitudes dans notre quotidien et d’évoluer ?

Le développement exponentiel d’Internet a bousculé toute l’économie mondiale en obligeant chacun à se réinventer pour ne pas disparaitre.

Pour la gestion de son patrimoine, il est plus que temps de s’apercevoir de cette révolution de l’économie autour d’Internet et de faire évoluer sa façon d’investir en conséquence.

La Vision Internationale est de rigueur car les plus belles idées, les plus beaux projets, les plus belles innovations, connaissent maintenant un succès planétaire, rapide avec une progression des résultats exponentielle qui permet des gains sur les marchés financiers plus qu’impressionnants.

NON ce n’est pas avec l’actif général d’une compagnie d’assurance (fond garanti en euros) que l’on pourra faire fructifier ses économies de manière sympathique et significative.

NON ce n’est pas en achetant aujourd’hui de l’immobilier à Paris qu’on pourra espérer un enrichissement important. Pas au prix actuel, pas avec la fiscalité actuelle qui progresse en permanence, pas même à crédit avec des taux d’intérêt aussi faibles.

NON ce n’est pas en investissant sur des OAT 10 ans, aujourd’hui à 1 % par an, (Obligations assimilables du Trésor) que vous vous mettrez à l’abri.

Toutes ces solutions étaient pertinentes pour nos parents, elles sont obsolètes aujourd’hui pour nous permettre de nous mettre en sécurité dans 10 ans, 20 ans ou 30 ans à travers la constitution d’un capital significatif.

Comme l’a si bien dit Sénèque: « ce n’est pas parce que c’est difficile que nous n’osons pas, c’est parce que nous n’osons pas que c’est difficile »…

Comme Monopoly, osons.

Comme l’a si bien dit Sénèque: « ce n’est pas parce que c’est difficile que nous n’osons pas, c’est parce que nous n’osons pas que c’est difficile »…

Publié par Olivier TOP

Fondateur et Directeur Général du Groupe Sofia, Olivier Top est diplômé de l'université d'Auvergne.
- DES en Gestion de Patrimoine
- DU de 3ème cycle en Gestion international du Patrimoine
Il est également Chargé d'Enseignement à l'Université de Nice en Master II Juriste Banque Finance.